jeudi 11 février 2016

"Et il me parla de cerisiers, de poussières, et d'une montagne..." d'Antoine Paje: une leçon de vie ♥



Edition: Pocket
Nombre de pages: 144
Genre: Contemporain




"Certaines rencontres peuvent-elles changer le cours d'une existence ? Assurément. Une extraordinaire leçon de vie attend Paul Lamarche, Paul qui pense que réussir sa vie, se résume à... réussir.
Un Noir américain à la carrure d'athlète rencontré en prison et un puissant homme d'affaires japonais qui parle de cerisiers et de poussières, d'autres encore, lui permettront enfin de comprendre que l'on ne réussit que lorsque l'on se met debout. Paul admettra enfin que les peurs ont mené sa vie jusque-là. On ne peut marcher que lorsqu'on dépasse les craintes qui nous entravent tous et nous empoisonnent. La vie est au bout du chemin.
Un roman tour à tour parabole moderne de la découverte de soi, récit d'une amitié profonde et histoire d'amour incandescente."








Je reviens aujourd’hui avec la chronique d’un livre que j’ai lu il y’a à peu près deux-trois semaines, et malheureusement lorsque je n’écris pas la chronique directement, j’ai beaucoup plus de mal… Mais je vais quand même essayer de bien vous en parler et vous donner le ressenti de ma lecture  même s’il risque de ne pas être aussi détaillé que je l’aurais voulu.

"En bref, je n’ai jamais vraiment vécu, me contentant d’exister, de passer d’une peur à l’autre, d’un mauvais remède à l’autre. Surtout la peur de me retrouver face à moi-même parce que, inconsciemment, je savais que je n’aimerais pas ce que je découvrirais. Je me suis, au fond, détesté, méprisé, sans trop savoir pourquoi, mais en sentent que je méritais mon mépris."

Et il me parla de cerisiers, d’une poussière, et d’une montagne… Rien que le titre est déjà je trouve très poétique, et m’a tout de suite attiré, ainsi que la couverture nous rappelant les fleurs de cerisiers dont on fait allusion à un moment dans le livre, et qui correspond parfaitement à l’aspect feel-good de ce petit roman.
Paul Lamarche est un homme comme les autres : avec une petite vie tranquille, son boulot, des amours échoués, des objectifs à accomplir… mais surtout des peurs. Des peurs qui guident sa vie, qu’elles soient rationnelles ou pas, des peurs qui sont présentes en lui mais dont il n’a même pas la connaissance. Un jour, Paul va voyager aux Etats-Unis et va faire une erreur qui va l’embarquer illico-presto en prison oui c’est un peu radical là-bas. Milieu de violence que lui, homme d’affaire ne sortant jamais de son confort quotidien et moral, ne connaît pas ; il va partager sa cellule avec un homme dont il va d’abord avoir peur, mais qui va, finalement, complètement changer sa vie. Parce qu’il va lui enseigner que sa vie n’a pas à être régi par la peur, qu’il est en train de la gâcher sans s’en rendre compte.

"Tu ne marches pas mon gars, tu rampes, comme une larve. Un être humain ne peut pas ramper, même quand il ignore qu’il se traîne au sol. Ça le rend malheureux. Et un être malheureux, c’est souvent quelqu’un qui rend les autres malheureux. Le pire des cercles vicieux."

J’ai énormément aimé ce livre. Je ne dirais pas que c’est un coup de cœur, tout simplement parce qu’il ne m’a pas fait ressentir des émotions très intenses : mais je peux dire qu’il restera dans un coin de ma tête. On peut qualifier ce livre de roman, puisqu’il raconte l’histoire d’un personnage dans sa quête de la compréhension de la vie, mais pour moi ça n’en est pas totalement un. Pour moi c’est plutôt une leçon de morale, un livre qui va vous marquer parce qu’il parle à tout le monde. En écrivant ceci Antoine Paje a comprit beaucoup de choses, et nous fait comprendre beaucoup de choses.

"La peur finit par nous pousser dans l'autodétestation puis dans l'autodestruction. Or comment peut-on vraiment aimer si on ne s'aime pas ? Comment espérer être aimé si on ne s'aime pas ?"

En plus d’être agréable et de nous toucher, ce roman feel-good se lit extrêmement vite, les pages défilent sans problèmes. Je ne me suis pas forcément énormément attaché à Paul. Alors vous allez me dire « mais ça cause problème, c’est le personnage principal quand même ! », mais étrangement ça ne dérange pas le moins du monde la lecture. Tout simplement parce que je ne l’ai pas non plus détesté, et surtout parce que contrairement à une dystopie par exemple, ou à une romance,  ce n’est pas le personnage principal qui est important, c’est le message à faire passer ; c’est le lecteur qui se reconnaît dans ce livre au fur et à mesure de la lecture.

"Faire attention, évaluer une situation, un risque, est une démarche saine et logique qui n'a rien à voir avec la peur irrationnelle. La peur est une réponse émotionnelle, en générale mauvaise, disproportionnée et sans fondement. La peur finit pas nous pousser dans l'autodétestation puis dans l'autodestruction. Or comment peut-on vraiment aimer si on ne s'aime pas ? Comment espérer être aimé si on ne s'aime pas ?"

Et il me parla de cerisiers, d’une poussière et d’une montagne est un livre que tout le monde devrait lire, tout simplement parce qu’il n’y’a PAS une SEULE personne dans ce monde qui n’est pas concerné. Parce que les gens qui vous regardent fièrement et qui vous disent « je n’ai jamais eu peur », c’est totalement FAUX. Tout le monde a peur un jour, certaines personnes plus que d’autres, certains réussissent à la vaincre et d’autres se laissent envahir par elle. Et ce roman justement, apprend à ceux qui la subissent qu’il faut tout simplement la combattre, et que même si c’est difficile, et bien c’est possible.

J’ai donc passé une excellente lecture ; certes la plume de l’auteur est agréable, l’histoire se lit très bien, mais ce qui m’a le plus marqué est le fond du livre, ce qu’il veut nous dire et le message primordial que celui-ci veut nous faire passer.

"On apprend à marcher à petits pas, un pied devant l'autre. On tombe ? Pas grave. ça arrive à chacun de nous. On se relève et on repart, pour ne jamais plus ramper."

6 commentaires:

  1. Le titre fait bien son effet ! Et ta chronique aussi !
    Ce n'est pas le genre de livres sur lequel je me retournerais en librairie, mais si je le croise un jour en biblio, je me dirais qu'il peut valoir le coup.

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    1. Merci :3
      Oui en effet il vaut le coup mais même de l'acheter, il est tellement bien, et même sa couverture est trop belle et il est pas cher en plus :p!

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  2. En tout cas, tu as raison, le titre est très pratique et donne envie à lui tout seul. Et ta chronique achevée de me convaincre de la faire enter dans mon interminable wish-list.

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    1. Ahah ça me fait plaisir qu'il te donne envie :p

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  3. Je ne connaissais pas du tout mais je le note, et ne serait-ce que pour ce merveilleux titre ;-)

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